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Aujourd’hui, je reçois Firmin Zocchetto, le CEO de Payfit.

Alors qu’il fait ses études à l’ESCP, Firmin reçoit sa première fiche de paye. A l’époque, il trouve que le bulletin est incompréhensible, trop compliqué. Ça le fait réfléchir.

Avec ses deux cofondateurs, Ghislain et Florian, ils décident d’arrêter leurs études et de se consacrer pleinement à rendre la gestion de la paye bien plus simple.

Pendant 1 an, ils bossent dur. En 2016, le produit est prêt. Ils ont réussi ! Payfit est né.

Aujourd’hui Payfit c’est 500 personnes, ils sont présents dans 5 pays, présent au Next 40.

Un détail important. Firmin n’a que 28 ans. Quelle belle success story !

Dans cet épisode Firmin Zocchetto nous détaille :

  • Son enfance, ses études,
  • Les débuts de Payfit, façon Silicon Valley, dans un garage à créer le langage de programmation Jetlang qui sera la base de Payfit,
  • Le lancement en 2016 de Payfit…, le fonctionnement du produit,
  • L’accélération, les levées de fonds (90 millions d’€), l’internationalisation…,
  • Sa vision du droit du travail
  • Le management chez Payfit
  • Nous terminons par des questions personnelles.

Plus en détail,

Après le bac, Firmin rentre à la prestigieuse école ESCP pour des études de commerce.

Lors d’un petit job, il reçoit une fiche de paye, sa première.

En la détaillant, il la trouve incompréhensible, et se rend compte que c’est encore plus compliquer d’établir le bulletin de paye que de le lire.

Avec deux de ses copains Ghislain de Fontenay et Florian Fournier, ils s’interrogent.

« Ne pourrait-on pas simplifier avec un simple formulaire ».

Pourquoi est-ce si compliqué ?

Ensemble, ils sentent qu’il y a quelque chose à faire, un filon, un défi : rendre la création d’un bulletin de paye, facile, sexy, plus  user friendly.

Ça semble incroyable, mais c’est pourtant ce qui va se passer.

Ils quittent l’école, s’enferment dans un garage et travaillent.

Firmin le dit dans l’épisode

« Nous ne connaissions rien à la paye ».

Ils ont lu, se forment sur Internet, jusqu’à monter un bulletin de paye, avec toutes ses subtilités, et qui fonctionne sur Excel.

Et là, ce qui est encore plus surprenant, c’est que les trois fondateurs, ne sont pas lancés dans un site web, type PHP, Symfony…. Ils se sont dit : « si on veut avoir une vision à long terme, ultra simple, il faut qu’on crée un langage de programmation qui permettra de faire évoluer la solution, pour différentes conventions collectives, pour l’international, pour scaller ! »

Nous sommes en 2015. Payfit va naitre en avril 2016.

En janvier 2016, une fois que le produit est mature, ils vont faire un premier tour en Seed de 500 000 euros avec Kima Ventures, The Family et Thibaud Elzière (que je reçois bientôt).

Ça va aller très vite. Payfit lève en octobre 2016, 5 millions d’euros, puis 14 millions en juillet 2017 et 70 millions en juin 2019.

Aujourd’hui Payfit c’est 500 personnes, une présence dans 5 pays, 100 000 bulletins de vote établis chaque mois.

Imaginez-vous le chemin parcouru, alors que Firmin n’a que 28 ans.

Le produit évolue de jour en jour, avec des fonctionnalités, des services, des API (Alan, Qonto…) pour faciliter la vie des entreprises, et des experts comptables.

Comme je l’ai dit dans l’épisode, Firmin n’a que 28 ans, mais il est pressé. Il n’a pas de concurrent, mais il a une roadmap précise, qu’il veut exécuter rapidement.

Dans la suite de l’épisode, nous abordons quelques sujets comme le droit du travail, le Next40 ou le management.

Firmin nous livre sa vision du management, comme par exemple le Work from anywhere, qui aujourd’hui est une évidence avec la crise du Covid, mais pas à l’époque.

Enfin, nous terminons l’interview avec le jeu des questions personnelles, et Firmin nous livre sa devise issue du Cid de Corneille « A vaincre sans péril, on triomphe sans gloire ».

Je vous conseille cet épisode, Firmin Zocchetto est droit dans ses bottes, dans sa trajectoire vers un immense succès. Il est clair, précis. C’est un épisode que j’ai vraiment apprécié.

Bonne écoute !

Dans l’épisode nous citons :

Episode 39 avec Loïc Souberand – CEO de Swile, fondateur de Teads, disponible sur Apple Podcast, Spotify, Google Podcast et Deezer

Episode 40 avec Jean Charles Samuelian, CEO d’Alan, disponible sur Apple Podcast, Spotify, Google Podcast et Deezer

Episode 29 avec Alexandre Prot, CEO de Qonto, disponible sur Apple Podcast, Spotify, Google Podcast et Deezer

Retranscription audio (pour les manlentendants)

Attention, cette retranscription a été faite avec un logiciel, en automatique. Il y a énormément de fautes. Nous sommes en train de le corriger. Veuillez nous excuser, nous allons faire au plus vite.

Firmin Salut, je suis super contente de recevoir sur mon podcast tu essayé de Payfit une plateforme qui permet de gérer les RH et les ressources humaines et en particulier tout ce qui tourne autour de la paye. Cet épisode s’insère dans une série que je peux appeler ce services aux entreprises et qui comprend des boites comme Alan, TalentSoftt, Qonto, Swile Shapr, entre autres. Il y en aura d’autres, évidemment. Vous avez ce point commun tous de vous attaquer à un marché ou un service énorme et de le rendre plus sexy.

Nous allons dérouler ensemble ton parcours et essayer de comprendre la combinaison d’éléments qui a amené là où tu es et en si peu de temps. Firmin, peux tu me dire quelques mots sur toi?

Je suis ravi d’être d’être ici. J’ai 28 ans, j’ai grandi en Mayenne, à Laval, avant de monter à la capitale pour mes études. En prépa j’ai rencontré Florian, qui sera à nos autres co-fondateurs pour Payfit. J’avais déjà rencontré Ghislain à Laval, au collège.

C’est lui l’autre co-fondateur. Je suis rentré en école de commerce, à l’ESCP, après avoir fait ma prépa. J’ai passé deux ans là bas avant d’arrêter pour monter Payfit. Je suis passionné de sport et de sport depuis que je suis tout petit et je continue à en faire faire énormément. Aujourd’hui, je m’occupe de Je m’occupe de Payfit, dont je suis cofondateur, et CEO, Payfit, qui a bien grandi ces cinq, six dernières années.

Initialement, quand j’étais en Mayenne, tu voulais faire quoi?

Je suis issu d’une famille d’entrepreneurs, d’émigrés italiens. La fin du 19ème siècle. Un entrepreneur en bâtiment. Et je voulais soit monter ma boîte quand j’étais tout petit, soit devenir footballeur. J’ai vite vu, à 15 ans, que ce serait compliqué de devenir footballeur. Donc je me suis lancé dans des études un peu plus classiques, traditionnelles, et la fièvre de l’entrepreneuriat m’a vite rattrapé. J’ai monté une première boîte avec Ghislain quand j’avais 17 ans.

Quelques autres projets ensuite. Avant, à 22 ans, de me lancer dans l’aventure Payfit à 2000% pour une première boîte.

À 17 ans, donc avant bac.

Oui, j’étais en terminale. A l’époque, on avait une boîte. Ça s’appelait Toolkit. C’était un réseau social linguistique pour apprendre à parler une langue étrangère très rapidement. C’était il y a dix ans et c’était une belle belle première expérience qu’on a vécu avec Ghislain. C’est là qu’on a compris qu’on était fait pour bosser l’un avec l’autre.

Je bosse pas mal en général sur mes invités. Je ne l’ai pas trouvé.

Il ne reste plus grandes traces de cet événement, à part dans nos mémoires et dans l’amitié qui s’est forgée est un effet de la boîte.

Vous l’avez arrêtée? On l’a arrêté. On avait quelques milliers d’utilisateurs. Oui, on est pas allé.

On n’est pas allé plus loin. Non, c’était c’était trop petit. On devait bosser et je devais bosser aussi en prépa pour intégrer une école.

Mais l’idée, c’était quoi?

L’idée, c’est que tu arrives sur une plate forme grâce à un algorithme, tu es matché avec d’autres personnes et en temps réel, tu peux te mettre à discuter dans une langue étrangère avec quelqu’un et pratiquer. C’était basé sur l’échange mutuel, l’envie d’apprendre l’anglais pour un français et vice versa.

Et ça n’existe pas. À ma connaissance, je pense que ça mériterait. Elle mériterait d’exister.

Tu me parles à tes parents.

Ils faisaient quoi alors? Mon père était chef sommelier du Meurice. Il a arrêté ses études quand il était jeune. Il est devenu sommelier, puis il a gravi les échelons petit à petit. En 2003, il a complètement changé de carrière. Il a repris une boîte dans le BTP pour faire comme son père, son grand père, son arrière grand père qui était, lui, venu d’Italie d’entrepreneuriat.

Pour les non Parisiens, le Meurice est un hôtel, un palace palace, un des rares palaces parisiens.

Et ta mère? Elle a jamais travaillé. Elle s’est occupée de ses enfants.

Donc, c’est assez rare. Je vois beaucoup de CEO, c’est assez rare, alors il y a beaucoup de projets qui sont montés, en général plus tard. Tu as monté Payfit a 17 ans. J’ai commencé. Je dis oui, mais elle a vraiment de commencer l’entreprise avant même le bac. Et pendant le bac? Quasiment parce que ça prend déjà le bac. ça prend quand même du temps.

Donc, tu fais ESCP .

Oui, je fais deux années. Et puis là, je me fais. Je me faire rattraper par Ghislain, qui arrive avec une superbe idée de créer un langage de programmation pour permettre aux PME françaises de gérer simplement leur fils. Au début, je me demande bien pourquoi il est venu me voir avec cette idée parce que je connais rien à la paye je n’ai jamais eu de fiche de paye. J’ai jamais bossé de ma vie.

Quand on se met en coloc avec ma copine, avec un cousin et on commence à créer ce langage de programmation de JetLang pour me permettre de créer le produit Payfit. Donc, tout va très vite. On bosse beaucoup et à un moment, on se dit bon, il y a trop de travail. Florian qui nous a rejoint. On est trois dans l’aventure. On fait notre première levée de fonds. On va avoir nos premier employé, les premiers Payfit qui vont nous rejoindre.

On envisage les premiers clients. Je me dis que ce n’est pas possible de continuer en parallèle les études et l’aventure Payfit et qu’il faut que je fasse un choix pour être à 200 % dans Payfit. C’est à ce moment là que je décide de prendre le risque d’arrêter les études.

Et tu reprendra plus? Non, parce il n’y avait pas d’alternative possible en France pour avoir le diplôme. Je sais pas si ça doit se faire aux Etats-Unis, mais peut être en plus.

Mais là, c’était difficile. Donc, j’ai préféré prendre, prendre ce risque que je ne regrette absolument pas aujourd’hui. C’était un risque à l’époque. Oui, c’est assez commun face à tous les grands grands patrons de la tech, en particulier aux Etats-Unis garage leur Startup et ils ont souvent arrêté les études. C’est à peu près le truc qui se fait en général. Cela dit, mon fils, c’était à Epitech et justement, il arrête ses études pour monter sa startup.

Mais bon, après lui, c’est dans le truc pour revenir à ça. Et Guilin vient me voir pour te dire je vais créer un langage. OK, on va, on va en reparler, mais au tout début, au tout début. Quand je rencontre, par exemple, Alexandre Prot de Qonto, lui, a identifié des Paimpolaise sur la banque après sa première. Tu me connais peut être? Oui, il a identifié un problème quand il avait sa première boîte sur les relations avec la banque Genscher.

Ça me elliant de Alan lui, il a identifié un problème parce que son grand père était en train de mourir. Il avait un problème de mutuelle, etc. Donc, c’était vraiment vous. Mais je ne sais pas si vous aviez identifié déjà un problème. Alors évidemment, toi, non payés ou jamais, Guylain avait peut être une fiche de paye. Je pense que la première chose que vous avez dû voir, c’est que c’est quand même incompréhensible. Oui, c’est incompréhensible, mais effectivement, pas s’inventer une histoire, se créer un Meath.

On a eu du mal à gérer les pays, nos employés, dans le passé. On n’avait aucune expérience dans la paye. Quand on s’est lancé, on était guidé par ce désir de faire quelque chose qui paraissait impossible. C’est à dire faire en sorte que pour une petite entreprise en France, gérer ses fiches de paye soit un rêve plutôt qu’un cauchemar. C’est quelque chose qui paraissait impossible. On discutait avec des experts comptables, des entrepreneurs, des RH et on voyait que ça avait l’air très, très compliqué et source d’erreur.

Ça prenait du temps, ça a coûté cher. Les employés n’étaient pas contents. Les patrons n’ont plus personne qui était content. Du coup, on s’est dit bon, il y a quelque chose à faire, même si nous, on n’a jamais expérimenté ce problème. Il y a forcément quelque chose à faire et après le fait de vouloir résoudre ça, on savait que ça allait avoir un impact énorme sur des millions de personnes. Potentiellement, si on arrivait.

Le fait de faire ça en inventant un langage de programmation, ça nous a mis un petit challenge intellectuel, une volonté de casser une barrière technologique pour arriver à faire ce que personne d’autre n’avait réussi à faire avant. Et c’est aussi ça qui nous a vraiment fait nous dépasser. Dès le départ, en disant OK, on va vraiment faire quelque chose d’unique.

On en a parlé juste un peu avant. Encore une fois, en off, tu me parles de ce langage de programmation qui était normalement une rubrique que je voulais attaquer, mais juste en deux mots. Ce que je comprends pas, c’est que l’avenir te donne raison. Forcément, si j’avais un projet comme le tien, j’essaierai de trouver un framework où j’ai essayé de trouver un langage de programmation, faire du PHP ou peu importe. Et dire voilà, j’attaque le produit, je le simplifie.

Mais vous êtes dans cette tâche, c’est à dire qu’il fallait créer le langage de programmation et un langage. C’est une biotech, c’est un framework facile.

Vous avez d’un côté le langage et de l’autre côté, le logiciel créé. Donc il faut d’abord créer le langage avec toutes ces briques. Une fois que vous avez toutes ces briques, c’est ça qui est intéressant, c’est la vision. Pourquoi vous avez étaler là et rentrer directement dans un logiciel de paye?

Parce que je ne savais pas coder. D’ailleurs, je n’avais jamais coder de ma vie et Guilin voulait absolument pas rentrer dans le monde de la paye. Mais j’ai appris la paye sur Internet et il a fait construire un langage pour que je puisse prendre les briques et construire. Le logiciel de paie se répartit les tâches et flos quand tu nous a rejoint. Il m’a aidé. Il a repris le lead sur cette construction du système de paye parce qu’il y a énormément de complexité.

Il faut savoir qu’en France, avec les congés payés, il y a une cinquantaine de variables à créer pour prendre en compte toutes les problématiques des différents compteurs le fractionnement, le report enmoins 2, les différents calculs d’indemnisation des congés payés. Et je ne parle même pas des RTT. C’est très, très, très complexe. Donc au début, on se répartit les rôles et on a créé ce langage de programmation à la fois parce que l’un ne voulait pas rentrer dans le métier, dans la paye.

Il a eu raison et encore aujourd’hui, il ne connaît pas la paye. Et tant mieux. Ce qui a fait notre force. Et deuxièmement, parce que Florian et moi ne savions pas coder. Donc, on avait besoin de nous créer notre propre univers qu’on allait ensuite utiliser en France avec des dizaines de personnes qui maintenant maîtrisent ce langage, mais aussi dans d’autres pays. C’est ce langage qui nous permet aujourd’hui de dire qu’on va créer la meilleure solution de paye pour les petites entreprises italiennes en six mois.

On y arrive. Il y a peu de boite aujourd’hui qui peuvent prétendre ça.

Guillin, quand il est venu de voir. Il a été dit mot pour mot. Il a dit Je veux créer un système de paye ou un système de paye simplifié où c’est trop compliqué. C’était quoi l’idée vraiment originelle quand il venait de voir? Pour te dire allez, on crée, ça peut être pas fait vite.

Il avait vu bon début. On n’avait pas de nom. On a hésité entre d’albatros et Payfit. On avait vu une boite qui marchait bien aux États-Unis et qui venait de se créer et qui s’appelait Zenn Payroll, qui s’appelle Gusto, qui regroupe cent mille entreprises à travers les Etats-Unis aujourd’hui. Et il s’est dit si eux sont capables de le faire aux Etats-Unis, nous, on va essayer de le faire en France. Il s’est vite rendu compte que ça allait être encore plus compliqué en France qu’aux Etats-Unis.

Et après, l’idée de langage lui est venue. Mais quand il est, quand il est venu voir, sait on va. On va créer un langage de programmation et on va simplifier la paie en France. C’était ça, l’idée. Est ce que tu peux nous pitché Payfit Payfit? C’est une solution de paix et de gestion des RH qui permet aux TPE et PME à travers l’Europe de gérer facilement leurs fiches de paie et leurs déclarations sociales. La gestion des absences, des notes de frais, des processus donne boarding quand vous êtes employé sur Payfit.

Vous pouvez facilement demander vos congés. C’est accepté ensuite par votre manager ou votre RH. Très simplement, vous pouvez vous faire rembourser vos notes de frais. Vous pouvez avoir accès à vos bulletins de paie directement en ligne sur Payfit.

Pour l’entrepreneur qui va contracter avec vous. Tu parles! Vous avez créé DJette Langue et tu vas rentrer pour un employé. Tu vas dire Voilà, je m’appelle Firmin Zocchetto, j’étais el-hage. Voilà mes horaires. C’est quoi les qqch?

J’imagine que pour simplifier et rendre quelques formulaires à la base, oui, mais alors l’employeur met le mail de l’employé.

L’employé se charge de réunir toutes les informations que lui connaît. L’employeur ne connait pas forcément sa date de naissance numéro de sécurité sociale. Il arrive dans la boite, donc encore toutes les infos et ensuite l’employeur met les infos de salaire, de temps de travail. Évidemment, la convention collective, l’aquifère collective associée à l’entreprise qui va générer ensuite beaucoup de règles de paye, tout est tout est fait pour simplifier au maximum la saisie, pour ne pas demander deux fois les informations et pour demander à la personne la plus adéquate les informations, que ce soit l’entrepreneur RH manager, l’employé, par exemple sur des cas ultrasimple circadienne, un employé qui, ces horaires classiques, etc.

A la fin du mois, quand il a absent deux jours pour vacances, tu prends son cas, tu mets juste les dates de vacances et ça va générer. Ça calcule tout automatiquement alors qu’il y a des règles extrêmement complexes pour les absences en France. Mais effectivement, l’employeur n’a même pas normalement à remplir ces informations. C’est l’employé qui fait sa demande. C’est validé ensuite par le manager et ça part mettre à jour le bulletin de paie automatiquement. Tu te lances en 2015, c’est ça.

Mais vous lancez le service en 2016. Donc un an de RFD? Oui, on aurait pu faire un bulletin de paie sur Excel en 24 heures et on a mis un an pour le faire parce qu’on pensait aux autres conventions collectives. On pensait à lui que pour nos utilisateurs qu’il devait être simple. On pensait aux déclarations sociales qui devaient être automatisées. On pensait déjà à lancer de nouveaux pays, donc on a mis un an. Il y a des premiers clients qui nous ont fait confiance et qui ont fait leur première paye en même temps que nous mêmes.

On a fait notre première paye et en avril 2016, on a eu nos premiers clients payants. Donc là, c’est un grand moment parce que c’est vraiment la concrétisation de tout notre travail des 15 16 mois précédents, où on voit qu’il y a des clients qui sont extrêmement. D’utiliser Payfit et de faire leurs fiches de paie sur Payfit employés en bénéficient et ce sont les clients payants. On sort de la beta et ça, c’est une preuve du succès. Quand vous commencez à avoir des clients qui payent pour votre service et surtout que ce n’est pas un produit sur lequel tu peux dire c’est pas grave, je me rattrape alors sur un salarié classique, tu peux toujours te rattraper s’il y pas une grosse erreur, mais sur un solde de tout compte.

C’est compliqué quand même. C’est compliqué de se tromper. Ramène moi. Oui, c’est un sujet qui laisse peu de place à l’erreur. On touche à l’argent des entreprises, à l’argent des employés. Il y a les bonus. Même en cas de situation normale, on n’a pas le droit à l’erreur. Les déclarations sociales effectuées à l’Urssaf pour l’emploi mutuel, effectivement, dans les situations d’arrivée ou de départ, solde de tout compte. Document très complexe à produire avec d’innombrables règles de calcul.

On n’a pas le droit à l’erreur. Or, les règles sont très complexes. Cela rajoute une difficulté supplémentaire dans notre métier et la roadmap.

Vous aviez donc Guylain travaillé sur le langage de programmation? Vous avez décortiqué par exemple sur Excel la paye voir comme vous avez compris le fonctionnement? Complètement. On a appris la paix sur Internet. Le calcul, les méthodes de calcul, les méthodes de calcul. Il n’y a rien d’impossible à comprendre. C’est juste une succession de milliers de règles qui font que on parle du millefeuille social en France, avec le droit du travail français et les centaines de conventions collectives.

On a appris en ligne avec Floriant, on a appris cette paye française et on a eu des appuis de certains experts, notamment au tout début Pierre-Jean Fadasse, rédacteur en chef de l’Égypte sociale, qui, pour moi un des plus grands experts de la paie en France, qui nous a beaucoup aidé sur ce sujet et qui nous aide encore à l’heure actuelle.

Mais là, c’était une fois que vous avez le produit, la. Quand tu vas lancer le produit initialement, c’est que la paye. Mais vous devez sortir le produit avec quand même. Alors, je ne sais même pas si, à l’époque, il y a eu le prélèvement à la source. Peut être? Non, il n’y avait pas le prélèvement à la source en 2016. C’est arrivé quelques années plus tard. Donc ça, c’est beau, ça, c’est quoi?

De toute façon, j’imagine le oui, c’est pas quelque chose qui a été très complexe, mais sinon, vous sortez. Un an après une gestion RH complète du contrat ou uniquement la fiche de paie ou le contrat, le solde de tout compte. Les DDS, les DSN, tout le contrat en fait toujours pas les contrats.

Mais oui, tout ce qui est fiches de paye. La DDS, qui n’existe plus, mais qui existait à l’époque, solde de tout compte qui existait encore. Il y a un départ. Tous ces documents ont été automatisés grâce à Payfit et vous avez simplifié les conventions collectives.

Parce que là, c’est encore une fois, vous pouvez pas sortir toutes les conventions inconvenants. Et encore aujourd’hui, il y a pas mal de conventions collectives qu’on n’a pas encore intégrées dans notre système et qu’on va intégrer dans les années à venir. Par exemple, on ne gère pas le BTP. On croirait que les congés du BTP sont compliqués. On ne gère pas le régime agricole, on ne gère pas les intérimaires. Il y a énormément de choses qu’on ne gère pas encore et qu’on va ajouter au fil des années pour rendre service à un maximum de personnes grâce à Payfit.

Alors, vous lancez l’affaire? Vous êtes trois associés, donc Florian Fournier, c’est ça? Et de Fontenay? C’est quoi la répartition? Et comment vous payez? Comment vous financez? Qui fait quoi?

Au début, il a crée le langage Fluorures et moi, on utilise ce langage pour créer un système de paye. Donc, c’est assez simple. Et puis, rapidement, on se dit qu’il va falloir accélérer. Et il va nous falloir un autre développeur pour qu’au début, ça coûte rien qu’au début. Ça coûte rien.

On se paye pas un coûte du temps. On recrute. Ensuite, on fait rapidement une première levée de fonds parce qu’on a envie d’embaucher des personnes pour aller plus vite. Manu, qui nous rejoint, et un développeur, WiDi, une experte, en paye pour nous aider sur le service client et la gestion des déclarations sociales. Valentin Margaux et Margaux Charles. Beaucoup de personnes nous rejoignent dans les mois qui suivent cette première levée de fonds et ça nous permet vraiment d’accélérer et de convaincre les premiers clients de nous faire confiance et de les servir au mieux.

La répartition entre vous, c’est le temps total? Simyo? C’est quoi cette rentrante majoritaire? Pourquoi le patron?

Et non. On a une répartition équilibrée. Et on s’est réparti les rôles de manière assez naturelle au départ, en fonction de nos affinités. Et au fur à mesure de l’évolution de la société, nos rôles continue d’évoluer. Le plus important, c’est d’avoir les meilleures personnes au bon endroit pour la boîte, pour le bien de la boîte et 2 d’être dans un poste où tu fais tout avec passion. Tu passes au moins 90 de ton temps à prendre beaucoup de plaisir, c’est vraiment pour moi les deux choses essentielles qui sont trop souvent oubliées.

Je pense par des cofondateurs dans une boite qui se disent bon bah, parce que je suis co-fondateur, je dois être ici et pas ailleurs. Et du coup, ils se forcent à faire des choses pour lesquelles soit ils sont mauvais, soit pour lequel ils n’ont plus de passion. Et bien souvent, ça dure pas. Vous étiez potes, alors? Yahiaoui très bon potes. On se rencontre à 14 ans avec Ghia Wachter, très, très bon pote avec Charles, son petit frère qui bosse chez nous, qui était un de nos premiers Payfit.

Ouais, donc, on se rencontre à 14 ans, on fait du sport ensemble, on monte une première boite. On s’est jamais perdus de vue depuis, depuis 15 ans maintenant. Flo, on se rend compte quand on a 18 ans sur le terrain de foot, t’es en prépa. Lui était capitaine du rugby et du foot. On voulait tous les deux se mettre au sport de l’autre et on est devenu à 10 ans. On est devenu pote très, très, très, très rapidement.

Et le fait de bosser ensemble, ça se passe super bien, super bien. Si on est hyper complémentaires, on se voit tout le temps, on discute hyper régulièrement, on partage les mêmes centres d’intérêt en dehors du travail, la bouffe et le sport. C’est un bonheur de bosser, de bosser tous les trois. Et quand je regarde d’autres boites, d’autres histoires de co-fondateurs, je me dis dans un sens qu’on a quand même beaucoup de chance comme on va le voir.

Tu n’as pas créé un usage, en fait. Tu t’es implanté sur un marché qui fonctionne bien, pas existait et qui fonctionnait très mal, mais qui existait.

Alors ça dépend comment je gère, si tu veux. Moi qui suis un expert comptable, par exemple, pour moi, en général en général. C’est vrai qu’il y a eu des problèmes avec le confinement. C’est plus compliqué, ça fonctionne. J’envoie 3 informations. Pour moi, c’est ultra simple. On 3 informations à mon comptable et m’envoie le bulletin de paye. Je ne suis pas le client idéal. En fait, ce que je veux dire, c’est que si on veut sortir un bulletin de paye, on le sort.

Il suffit d’avoir embêtantes sortir un bulletin de paie, car après avoir ses employés qui sont contents de poser leurs congés payés, qui ont accès à leur bulletin en ligne sans demander au patron RH d’avoir leur bulletin de paie. Être entrepreneur et avoir la visibilité sur ce qu’on paye en termes de cotisations sociales, c’est quelque chose qui est confortable.

Outre le fait que il faut produire des paye juste en temps et en heure était premier client, donc il y a les beta testeurs, mes premiers clients ou les beta testeurs ou les premiers clients. Ce sont les mêmes, surement. Tu leur dit quoi? Tu vas voir tes copains? Tu fais l’escargot? Tu prends des relations tout autour? Et comment? Comment tu fais quand t’as fait?

A 22 ans, c’est un peu compliqué parce qu’en fait, ce n’est même pas dans l’écosystème, certes, mais pas dans l’écosystème Startup. On est rentré Familie et on a pas un réseau très développé n’a jamais bossé. Au début, c’est des Startup, surtout à Paris, mais il y en a d’autres à Marseille, à Lyon, à Nantes et on arrive à les convaincre de gérer leur pays chez nous parce qu’on partage le même ADN, la même philosophie d’automatisation, de simplification.

La puissance technologique, le bien être de leurs employés. Il accorde beaucoup d’importance à ça aussi, le fait qu’ils puissent avoir un espace employé sur Payfit. Voilà, nos premiers clients sont des Startup et early adopters qui nous font confiance, qui n’ont pas peur d’avoir des erreurs sur leur paye et qui sont prêts à servir de cobaye parce que la quête qu’on poursuit leur apparaît assez incroyable. Ils j’ai envie de nous, ils ont envie de nous soutenir et ils ont envie de prendre ce risque.

J’imagine qu’au début, évidemment, tu leur offre. Vous le faites en doublon. Dire qu’ils ont leur fiche de paye actuelle pour les beta testeurs? Oui, c’est ça le fait en doublon. Et vous, vous gérez vous? Si vous voyez si là, ça nous aide aussi énormément à affiner notre système et à l’améliorer. Et après? En avril 2016, c’est le grand saut.

La breakout fait vraiment et Payfit tout seul et sans polémiquer dans les fiches de paye classique des experts comptables. Il y a beaucoup d’erreurs et énormément d’erreurs et énormément d’erreurs. Et en même temps, le droit social français et les conventions collectives sont tellement complexes, tellement sujettes, parfois interprétations qu’on ne peut pas en vouloir. Si on n’a pas les bons moyens technologiques pour lutter contre cette complexité de droit et la ville à simplifier, c’est extrêmement compliqué pour des logiciels traditionnels ou des experts comptables de produire, de produire des pays.

Akai a quelque chose qui est vachement important effectivement de parler, c’est de l’argent, c’est l’argent du salarié, c’est l’argent de l’entreprise. Et quand vous vous trompez parce que vous avez du vous tromper forcément sur une même sur la version normale, pas la beta, comment vous avez inerties?

Vous avez déjà eu un gros problème. On a déjà eu des problèmes comme Merpins qui rattrape. Il faut s’en rendre compte le plus rapidement possible, rattraper et trouver des solutions. On y arrive toujours.

Ouais, c’est quoi alors? C’est quoi une solution, ça?

J’imagine que je n’ai pas trouvé les prix sur le site qui sont en ligne avec des offres, mais ils sont en ligne. C’est une solution SaaS Software as a service. On paye pas à la fiche de paye. On voudrait plus vous avez d’employés et plus plus vous payer cher. Thadée a des limites, peut aller, s’acquittaient gros client, par exemple.

On a des clients comme Open Classroom, on a des clients comme révolu. On a des clients comme Mano Mano. On serre beaucoup plus les entreprises qui ont entre 1 et 100 employés. Mais on a quelques centaines de clients qui ont aussi entre 100 et 1000 employés. Mais notre objectif, c’est vraiment de concevoir une solution pour les sociétés qui n’ont pas de solutions alternatives aujourd’hui sur le marché pour les petites boites. Quand aujourd’hui, quand vous recrutez, vous avez une équipe de spécialistes des grosses boites comme Monomanie ou Open Classroom que je reçois bientôt d’ailleurs.

Ça se fait de yo yo. Tu appelles Pierre? Tu lui dis où tu es, où c’est directement leurs services, ça dépend et qui peut se passer.

Mais par exemple, ce sont les clients qui ont grandi avec nous. On a pas mal de clients qui sont arrivés, qui étaient comme nous 5 6 au départ et qui, 4 ans plus tard, se retrouvent avec 300 employés.

On va parler de l’accélération. Alors vous avez levé, sauf erreur, 90 millions exactement. Ainsi, de 500 000 en janvier 2016, donc au tout début. 5 millions d’euros en octobre 2016. 14 millions en janvier 2017. 70 millions en juin 2019. C’est beaucoup, beaucoup, beaucoup d’argent en si peu de temps. C’est quoi, c’est vous cramés?

Beaucoup des étapes à chaque fois, dont on a besoin d’argent pour soutenir notre croissance. Deux principaux axes. Le premier, c’est le produit. On n’a pas envie d’attendre 15 ans avant d’avoir un produit efficace, performant, pas juste sur la paix, mais aussi sur le RH. On a envie d’avoir une profondeur produit qui permet à Westling Blanche le Sciarra. En fait, c’est tout ce qui touche aux congés les employés. Être les notes de frais. La gestion du temps de travail.

Les processus donne boarding sapprêtent les entretiens annuels. Les modes survêt. Les Wanzois entre managers et employés. C’est tout ça le premier axe. Pourquoi autant de levées de fonds pour répondre à ta question? Pour avoir un produit qui permet vraiment de simplifier la vie en profondeur de nos clients. Pas juste sur la fiche de paye, mais vraiment, pour les digitalisées, ça, c’est très important. On investit beaucoup sur notre produit et le deuxième axe est très tôt.

En fait, on s’est dit qu’on ne voulait pas juste être une boite franco française, qu’on voulait être une boite européenne. C’est pour ça qu’on a des clients aujourd’hui dans 5 pays. Avant de mettre une boite mondiale. Et ça, ça consomme de l’argent parce que tu vas dans des marchés sur lesquels je n’ai pas encore rentables. Donc tu a besoin d’investissements et c’est ces deux axes, en fait, qui nécessitent de l’argent. Après, on peut aller plus ou moins vite, lever plus ou moins d’argent.

Mais non, en tout cas, c’est le rythme qu’on a choisi d’avoir ces dernières années.

J’ai lu d’ailleurs que tu l’as dit tout à l’heure quand vous allez vous implanter dans un pays. Le fait d’avoir créé cette langue, ce langage de programmation, rend les choses plus faciles. En quoi c’est plus facile?

Donne moi un ou deux exemples, par exemple, de ce que fait ce langage quand tu vas dire je sais pas quoi, il y a de bibliothèque congés payés, par exemple.

Comment ça se? Par exemple, si tu veux créer les congés payés en Italie, tu vas créer tes variables. Même si tu sais pas coder, tu peux en apprenant le fonctionnement de l’autre langage. Le faire. Tu deviens expert en pays italienne en apprenant sur Internet, comme je l’ai fait pour la PME française. Et puis tu crées ces variables là avec la logique des congés payés. Et ensuite, tu vas créer avec des composants l’interface que l’utilisateur verra.

Et du coup, tu te retrouves à avoir des congés payés qui tournent en Italie en en quelques temps. Et ça, c’est valable en Italie, mais c’est valable aussi dans d’autres pays. Et plus tu prends un pays qui a une complexité du droit de travail qui est élevé et plus tombe sera un avantage comparatif pour Payfit par rapport à d’autres entreprises qui essayeront de faire la même chose. Mais par exemple, pour les congés payés, tu vas rentrer des variables du style le nombre de jours dans l’année, le nombre de jours ouvrés dans la semaine.

Tu vas dire par exemple le vendredi après midi si je pars le samedi se raconter. C’est ce genre de chose que, par exemple, en Italie, ça serait peut être pas ou dans chaque pays. Il y a des règles différentes à l’intérieur d’un pays. Il y a, selon les conventions collectives, des méthodes de décompte des congés payés qui sont parfois différentes. On sait qu’en France, il y a la méthode des jours ouvrés ou la méthode des jours ouvrables qui est différente selon les conventions collectives qui ne donnent pas le même résultat qui est incompréhensible.

Quand vous êtes salarié, c’est compliqué de comprendre ce 2,5 ou 2,08 33. De savoir si le samedi est compté ou non. C’est ce genre de choses qu’on essaye en fait grâce à une belle expérience utilisateur simplifiée pour tout le monde.

500 000 euros en 2016. D’abord, vous rentrez chez de Familie. On rentre chez eux en 2015 pour s’insérer dans le coup.

Vous avez compris déjà à vous 3 en train de créer que seul vous n’allez pas y arriver. Il faut y arriver, mais ce sera plus long. Il faut un accélérateur.

De toute façon, ce n’est pas obligatoire, mais c’est un n’accélère alors que le slogan l’indique, c’est un bonus et ça nous a bien servi au départ pour trouver nos premiers clients. Premiers premier client, je pense que la moitié de nos premiers 50 clients, c’est des Startup de l’écosystème proche, Familie et autres.

Et c’est eux qui vous aident au premier tour des sites. C’est eux qui nous aident. Repartirez vos débuts. Le premier à nous donner de l’argent, c’est Jean de La Roche Brochard qui s’occupe de Xavier Niel et c’est lui qui nous fait confiance. Et il voit quoi?

Il voit trois jeunes du Web 3 3 fous s’attaque à un marché très complexe qui ont créé un langage assez inhabituel à l’époque. L’époque, on était déjà très ambitieux, très passionnés, et il y a eu l’intuition qu’on allait réussir là où beaucoup d’autres ont échoué.

Il nous a fait confiance très, très tôt.

A cette époque, il n’y avait pas de clients, il n’y avait pas de revenus, il n’y avait même pas d’interface à voir. Donc il fallait miser sur des personnes. Et sur une intuition que par les bonzes AZOULAI souvent, c’est souvent comme ça, c’est sûr.

Surtout, la personne qui demande d’où n’avait pas demandé il n’y avait rien. Vous aviez aucune Beitar? Rien du tout. Un index, un index, mais pas le que ça nous a permis de lever. Quand vous allez lever quelques quelques tours, vous y allez tous les trois.

Ça pitché, on y va tous les trois au début. Et puis ensuite, c’est moi qui s’en occupe.

Quel est votre concurrent principal? C’est l’expert comptable.

En fait, ça dépend des pays sur la paye, sur les petites boites, c’est l’expert comptable qui fait qui fait les paye. Mais après, l’expert comptable, c’est pas. Ce n’est pas une boite concurrente.

L’expert comptable, après notre ambition, ce n’est pas seulement de gérer les payes de nos clients, c’est aussi de les aider à se digitaliser via ce dont on a parlé si RH, via une gestion un peu plus complète des employés que la simple paye. Donc, on se crée un marché sur ce qui se passe à ce niveau là parce que nos clients ne sont pas encore digitalisé sur cette partie. Quand vous avez 20 employés, si vous n’y a pas des modules d’absence de notes de frais de boarding dans votre solution de paie, vous aurez beaucoup de mal à admettre une solution propre à la gestion des absences dans votre boite de 20 employés.

C’est ça qu’on essaye de faire. C’est une de nos missions digitalisé, la France et les autres pays dans lesquels on opère avec des boites comme Alan ou d’une banque. Vous êtes interfacer, j’imagine, interfacée avec Alan avec Soylent. Là, on va s’interfacer avec Qonto avec ce Queloz Shift Planning. Effectivement, il y a tout un écosystème à créer. L’idée, en fait, c’est que nos clients prennent toutes ces solutions pour une boite française. Donc c’est oui parce que je pense, je pense à nos clients français.

Mais imaginez la même chose en Italie, en Espagne, au Royaume-Uni, en Allemagne.

Et quand j’appuie sur le bouton OK, valider les payes. C’est quoi cette banque boums? Ça fait les virements, ça fait les virements directs. Mais on a lancé une fonctionnalité en beta en France, où les employés peuvent même faire des demandes d’acompte. Faire que vous êtes en milieu de mois, vous avez le droit à un acompte. C’est la loi qui le dit. Mais c’est souvent compliqué d’aller voir son patron et de lui demander comme on avait demandé en acompte à la machine à café ou par mail.

Là, vous êtes sur votre espace employé et c’est automatisé. Vous appuyez sur un bouton, c’est valider ou refuser et ensuite ça va directement sur le compte de l’employé. Ce genre de choses qu’on essaye de faire pour pas juste produire les payes juste et rend honneur, mais vraiment simplifier la vie de tout le monde. Mais quand j’ai par exemple, des Anglais qui me disent ils ont dépassé, ils viennent de rentrer, ils n’ont pas encore droit aux vacances, même si je peux leur donner.

Ils me disent bon, ils ont, ils ont choisi, soit pris en congés sans solde, soit obligé. Et ça, c’est débrayable. Ça, vous le faites aussi quand vous êtes rentré d’Aix 40. Donc les 40 plus belles Startup de la French Tech cette année, quoi?

Pas mal de choses. La visibilité a permis de communiquer suite à cette entrée. Ouais, c’est à nous de créer un réseau d’échanges aussi avec d’autres sociétés qui sont dans notre dans notre cas, de partager des idées sur comment on va faire en sorte qu’en France, on vende pas forcément sa boite à des sociétés américaines dès qu’on commence à grandir un peu et vraiment créer dans les décennies à venir les champions français qui rayonnent en Europe et dans le monde entier. Donc, je pense que c’est une bonne chose.

La création d’une ex 40 apporte de la visibilité, d’une tribune aussi pour échanger. Ne vend pas la boite aux étrangers ou ne monte pas la boite à l’étranger parce que la question qu’on s’est longtemps posée, c’est si on a envie de lever 50 millions, il faut aller à l’étranger.

Moi, je pense que c’était valable. Oui, il y a 2 3 ans, même parce que c’était les grosses levées de fonds.

Là, on parle de j’ai rencontré. J’ai eu l’idée à 40, les mêmes trucs Qonto 120 millions. Je crois que ce pas des chiffres ou Alan 12 millions, même en SID, ce n’est pas des chiffres qui sont français d’habitude. C’est quelque chose qui s’est passé depuis 3 4 ans maintenant.

Je pense que l’on a vraiment l’écosystème. On a les financements, on peut s’en aller, prendre des fonds. Asiatiques faire des belles levées de fonds. En France, il y a des acteurs comme Eurazeo ou la BPI qui sont entrés au tour d’avant, qui sont capables de soutenir des belles croissances pour créer des champions français dans le monde sur les séries qui ont continué.

Vous êtes, vous êtes toujours Kima avec vous? Oui, complètement, complètement. Et c’est notre premier partenaire et qui continue de nous soutenir activement. Il vous amène autre chose que de l’argent, des idées, des introductions avec certaines personnes.

C’est pas juste, pas juste de l’argent chez un, chez un investisseur.

Est ce que tu peux me donner quelques métriques de Payfit nombre d’employés aujourd’hui? Payfit. On est 500 dans la boite, 400 en France et 100 en dehors de France. On a quasiment 5 000 clients, dont quasiment 1000 répartis en Espagne, au Royaume-Uni, en Allemagne et en Italie. Donc, en dehors de France, on à notre premier client il y a 4 ans et demi et on est présent dans 5 pays.

Quand on a ton âge, j’imagine que Guilin et Florian sont à peu près ton âge. Comment vous grandissaient aussi vite?

Comment vous gérez 500 personnes? On va parler du management tout à l’heure. Mais est ce qu’aujourd’hui, 500 personnes, vous avez encore la tête de la Startup?

L’agilité et la rapidité. J’espère qu’on a encore l’agilité et la rapidité de la Startup tout en étant un peu plus structurée au départ. Il faut vraiment prendre les très bons côtés du départ. Et puis grandir petit à petit. Bon, on avec Flo et Ghilas, on grandit petit à petit dans nos rôles en s’entourant des bonnes personnes en interne. On a pas mal de gens qui, comme nous, progressent rapidement dans la boite depuis le début. C’est extrêmement agréable, personnes à très fort potentiel.

Et puis, on recrute aussi des personnes brillantes qui ont eu d’autres expériences qui sont souvent un peu plus âgées que nous et qui apportent aussi beaucoup de choses tout en gardant les valeurs qu’on a, la passion qu’on a l’envie d’entreprendre. Après, il y a différents moyens pour grandir. Aussi, le fait d’avoir sur certains sujets des coachs, des mentors, des formations, de beaucoup lire, d’échanger avec ses pairs sur pas mal de sujets, c’est un tout qui fait que chacun grandit.

L’idée, c’est de grandir en tant que personne, au moins aussi vite que la boîte. Pour toujours être en mesure de l’emmener plus haut. Aujourd’hui, ton rôle, c’est quoi?

Chez Payfit? Oui, évidemment. Mais tu fais quoi? Pas mal de choses.

Ça change tout le temps. On change de change, de métier tous les six mois sans que le titre ne change. On m’a assuré que l’on recrute les bonnes personnes à tous les niveaux de l’organisation, dans tous les pays, dans tous les départements. M’assurer que l’on garde un niveau d’exécution qui est le plus élevé possible dans tout ce qu’on fait, dans la manière de servir nos clients, de construire notre produit, de faire l’acquisition de nouveaux clients, de produire des payes, bien sûr, sans aucune erreur.

Le plus rapidement possible, m’assurer qu’on ne manque jamais d’argent aussi pour soutenir notre croissance. Donc, la relation avec les investisseurs, la relation avec le monde extérieur aussi. Et la presse, les médias à l’image de Payfit. M’assurer également que la culture est ce qui fait notre force et continue d’être de plus en plus forte. Mois après mois. En créant de nouvelles politiques comme le We are from anywhere, en s’assurant que je comprenne vraiment bien ce que pensent les Payfit.

La communication interne, c’est un rôle très important au sein du CIO, qui doit faire passer les messages à la boîte et expliquer en toute transparence comment les choses vont. C’est aussi réfléchir aux missions et à la vision de la boîte. Avoir toujours ce cap à horizon 2, 3, 5 ans et se dire OK, qu’est ce que Payfit sera dans trois ans? Anticiper sur ces réflexions? Parce que si je le fais, pas personne d’autre le fera.

On a déjà tellement de choses à faire au quotidien. Il y a énormément de choses en fonction des périodes. J’accorde plus ou moins d’importance à certains sujets, mais en tout cas, c’est extrêmement complet. Il faut avoir une vision panoramique sur sa société et quelque chose qui est assez amusant, c’est vraiment faire le grand écart quotidien entre du très, très court terme et du court, du moyen et du très long terme. C’est vrai que dans une même journée, on peut.

Gérer des cas opérationnels extrêmement concrets. Un client qui va avoir une demande particulière, c’est un salarié avec qui ça va être particulièrement chaud et vraiment du très court terme. Et en même temps, à se demander ce que sera Payfit dans 4 ans pour commencer à poser les fondations. Ce sera trop tard si on n’a pas anticipé. En fait, entre ça et plein d’autres horizons, ce qui est super intéressant, je trouve, c’est que c’est super complet et on s’ennuie.

On s’ennuie jamais. Jour après jour, c’est toujours une nouvelle journée. Ben ça, c’est l’entreprise dans l’entreprise. Quel est ton problème aujourd’hui? Mon problème, c’est que je me bats contre le temps. En fait, on a des milliards de projets, beaucoup d’énergie, de volonté, des gens brillants, pleins de clients, pleins de marchés, pleins de produits et il faut prioriser. On ne peut pas tout faire en même temps. C’est pas moi personnellement, mais on se bat contre le temps.

Vraiment, on sait ce qu’on va arriver à faire. Notre défi, c’est comment on compresse le temps pour que ce qui prend normalement 10 ans, on arrive à le faire en deux ans. C’est en fait le principal sujet si on enlève cette contrainte là. Cette contrainte temporelle, tout devient beaucoup plus simple. On a besoin de moins d’argent pour financer la croissance. On peut prendre plus de temps sur les recrutements ou pour régler des problèmes humains. On peut avoir une croissance plus tranquille, construire des fonctionnalités plus lentement.

C’est vraiment ce sujet là.

Le temps. Vous n’avez pas de concurrents en Europe ou en France? Gusto, donc aux Etats-Unis, qui fait exactement ce qu’on fait et qui arrive à permettre à des entreprises dont les dirigeants, par exemple, ne connaissent rien à la paye de produire des payes. Ça n’existe pas. Oui, parce que tu me parles de temps, mais tu me parles de pression.

En fait, il y a une pression du temps parce que tu veux que ça aille très vite par rapport à papa, rapport nécessairement aux concurrents, mais par rapport à ce que nous, on rêve de faire, c’est à dire que c’est nous mêmes. J’allais te dire vous avez le temps.

Si vous n’avez pas de concurrents. Si aujourd’hui, les gens sont prêts, ça, c’est une vision. On pourrait se dire ça, mais vraiment qu’on a le temps et qu’en fait, on va arriver à un point donné dans 15 ans. Mais en fait, ce point donné. J’aimerais y arriver dans 8 ans pour me dire que dans 15 ans, je serai encore un autre point donné. Voulait aller où? En fait, on a vu tourner tout autour du RH, mais après ça, peut être ça peut devenir quoi demain?

Quand je pose la question à Jean-Charles d’Alang, je lui dis Je suis dans la mutuelle. Est ce que demain, je n’assurera des voitures, par exemple dans l’assurance dit non, ça sera jamais notre truc. Vous la paye? C’est la paye, le RH. Il y a plein de choses. Vous voulez aller où? Qu’est ce qui vous manque? Quand je lis ton problème, c’est le temps. Mais finalement, si j’ai une baguette magique maintenant, si je te dis demain matin, tu as une nouvelle fonctionnalité.

C’est quoi? Il y en a plein les fonctionnalités révolutionnaires.

Parce que si tu vas me dire bon, je vais faire entrer le BTP, mais il y en a, il y en a des centaines. Ca ne va pas dévoiler tout un secret, mais la vision pour Payfit, c’est ça tourne autour du travail. En fait, on veut faire du travail une source d’épanouissement pour un maximum de personnes. Donc ça, c’est vraiment la vision qu’on a pour Payfit. Et après, on a plein de plans, de moyens pour y arriver.

Et sortir des fonctionnalités sur son produit fait partie des moyens qu’on a. Les armes qu’on a pour permettre cette vision de voir le jour. On parle souvent de cette vision d’épanouissement, d’accomplissement des employés dans le cadre du travail. On parle souvent de deux missions vraiment cardinales chez Payfit. La première fois qu’on s’est fixé et est peu traditionnel, je pense, c’est de faire en sorte qu’on construise une boite ou nous Payfit Eater. Nos employés sont les plus accomplis possible et ça, c’est quelque chose qui est très compliqué.

C’est vraiment un objectif en soi pour nous qu’on s’est fixé. On ne peut pas juste créer une belle boite avec plein de clients, un super produit. Si c’est au détriment de l’accomplissement des personnes qui bossent chez nous, c’est vraiment là la première mission qu’on s’est fixée. On est arrivé à 10 h 50. On y arrive toujours, peut être même encore mieux à 500. J’ai envie qu’on continue d’y arriver, même quand on sera 5000 ou 10000. La deuxième mission, c’est qu’on veut avoir un impact sur un maximum de personnes et un impact qui soit le plus fort possible pour que les personnes qui nous entourent, qui travaillent pas nécessairement chez Payfit, mais qui peuvent être des entrepreneurs, des RH, des employés, des manageurs dans n’importe quel pays du monde puissent se dire OK, mais ma vie a été changée et améliorée.

J’ai un peu plus d’accomplissement que ce que j’avais avant. Grâce à Payfit, ça peut être en lisant un article de notre blog, en étant client chez nous, que ce soit côté employeur ou employé, en écoutant une conférence. N’importe quel élément.

Mais on veut avoir un impact positif sur les gens.

Dans ma série Aux entreprises, on en a parlé. Excuse moi de revenir à chaque fois, mais bon, c’est super beau. Et quand tu prends une banque en ligne, il n’y avait pas une pogne. Tu te dis voilà, par exemple, le virement n’est pas instantané ou les frais cachés, etc. Tu prends l’assurance, la mutuelle, par exemple, la visio avec le médecin compris dans le truc. Je comprends, moi, en tant qu’entrepreneur, que c’est la facilité.

Mais pour l’employé qui reçoit sa fiche de paye quand il reçoit sa fiche de paye et qu’elle est juste, on part du principe qu’elle est juste et qu’elle arrive le 1er ou le 2 du mois. Ça change quoi pour lui? Mise à part qui peut à un moment s’inscrire? Peut être ses vacances, mais parce que tu parles de bien être. Mais finalement, sur quelque chose de base, qu’est ce que ça améliore pour l’employé? Je sens que même on va parler de la rubrique Management plus tard, je sens que vous avez vraiment cette envie d’améliorer les choses, de laisser une empreinte.

C’est ça que je voudrais comprendre sur vous, vos clients, qui sont vos clients, les employés de vos clients?

Voilà exactement aujourd’hui les choses que l’on permet souvent d’être payé plutôt. Il y a souvent des employés qui reçoivent Payfit leurs fiches de paie le 10 du mois, alors que le loyer tombe le 5 déjà avec Payfit. Quelques jours avant le loyer. Donc, déjà, ça sert un élément de bien être qu’on offre naturellement à tous les employés qui sont sur Payfit. On permet beaucoup plus de rapidité, de temps réel, de flexibilité. Donc ça, c’est quelque chose qu’on ne voit pas forcément, mais qui est très, très important à souligner.

Après la facilité d’avoir accès à ses bulletins de paie en ligne sans embêter quiconque, j’ai mon banquier qui me demande un bulletin de paie. J’ai pas le stress d’attendre 48 heures pour que mon patron me répondent. En fait, je vais moi même me servir sur mon espace employé Payfit. Et du coup, je vais pouvoir contracter ce prêt à la banque. Si ce genre de chose qui facilite le quotidien, les demandes de congés payés, les demandes de remboursement de notes de frais, c’est beaucoup moins anxiogène.

Il y a de la reconnaissance sur les reçus, donc je perd moins de temps et je suis commercial. J’ai 30 notes de frais tous les mois. Ça me fait gagner un temps fou et c’est beaucoup moins anxiogène. Je me dis pas qu’il y a quelqu’un dans la boite qui va perdre 10 des reçus et que du coup, je vais perdre 150 euros par mois. C’est ce genre de choses. Après, il faut être conscient que là, aujourd’hui, ce qu’on permet aux employés en termes d’épanouissement, quand ils sont contre leur boite, on Payfit.

C’est loin de ce qu’on va faire dans les années à venir. Que nous, notre ambition, c’est de servir les employés de nos clients la même manière que l’on sert leur employeur. Aujourd’hui, on peut vraiment considérer qu’on a changé la vie des RH, des entrepreneurs qui sont sur Payfit. On n’a pas encore révolutionné la vie des employeurs, des employés dont les employeurs sont sur Payfit. Et c’est quelque chose qu’on va faire de plus en plus dans les années à venir, en apportant plus de fonctionnalités, plus de services et de turn.

Donc, le terme, c’est la faculté à perdre des clients.

C’est très compliqué de changer de système de paye. Donc, ça suppose que l’on mette plus de temps à convaincre nos clients de nous rejoindre. Mais c’est aussi quelque chose qui permet de faire de la rétention sur nos clients. Et comme ils sont de toute façon extrêmement heureux, on a très peu de Sarthe et une très, très bonne rétention de nos clients qui grandissent. Avec combien de clients aujourd’hui? Aujourd’hui, on a quasiment 5000 clients.

C’est des entreprises ou des entreprises. Ces entreprises, leur bulletin de paye et en bulletins de paie, est autour des 100 000 bulletins de paie tous les mois.

Et 25 euros, ça fait des. Après, tout le monde ne paie pas. 25, peut être, mais ça fait quoi? On a dès le début aidé l’économie qui est claire par rapport à d’autres Startup qui vendent à perte ou qui se demandent comment ils vont rentabiliser une base utilisateur qu’ils ont réussi à acquérir. C’est clair que dès le premier jour, on propose un super service à nos clients. Nos clients payent pour ça. Ils sont très heureux de le faire.

Vous perdez encore de l’argent. Aujourd’hui, on perd encore de l’argent. D’où les levées de fonds parce que on a décidé d’accélérer sur la partie produits et sur la partie expansion géographique, internationale et marketing aussi, et marketing aussi pour grandir.

Vous avez l’équilibre qui est prévu dans pas longtemps. On verra dans les prochaines années. Pour l’instant, on est encore petit. L’idée, c’est de faire tous ces investissements pour avoir un maximum d’impact dans les années, dans les années à venir. On sait par exemple que si on la paye en France, oui, c’est un produit et un marché sur lequel on est déjà rentable.

Avant de parler du management parce que c’était un point important que je voudrais aborder, j’aimerais qu’on ait deux mots sur le Code du travail. Il y avait une réforme en 2017 qui prévoyait de réduire le Code du travail. Je ne sais pas, mais je l’ai plus ou moins trouvé. Je ne l’avons pas. J’avais prévu qu’il y avait 3800 pages sur le Code du travail. Il voulait les réduire à 400. Est ce que j’ai entendu parler de ça?

Je ne sais pas. J’espère que ça prendra moins de vingt ans à se faire. Ça, c’est sans parler des conventions collectives ou des accords d’entreprise. M’abordent toi quitter, enfilée, code du travail, j’imagine. Parce que pour faire la paye, est ce qu’il est trop gros? Je pense qu’il y a beaucoup de règles bizon, inutiles et parfois même absurdes. C’est définitivement. Il est trop gros et d’ailleurs on voit dans d’autres pays que le Code du travail beaucoup plus simple et que ça ne marche pas moins bien pour autant.

Donc oui, il est con, il est trop gros et c’est un de nos objectifs aussi avec Payfit est d’aider le gouvernement français dans les mois à venir, à faire en sorte que de l’intérieur, puisque nous, on construit le moteur à chaque fois qu’il y a une réforme ou une nouvelle règle qui sort Beitenou, on doit l’implémenter pour que nos clients puissent avoir des pays juste. C’est une loi, ça veut dire des choses concrètement dans notre système. Donc, on peut avoir un regard très objectif et éclairé sur ce qui sort.

Et définitivement, oui, il y a de la simplification à faire, mais pas de la simplification en façade, comme on l’a vu par exemple avec la sortie il y a 2 ans, du bulletin simplifié qui ne changeait rien au calcul de paye ou règle de paye, mais qui regroupait juste des cotisations. C’était de l’affichage. En fait, vous changez rien. Si on change, rien au moteur changeait. Changez juste la carrosserie. Ce n’était pas blaster.

C’était assez speed comme réforme.

Est ce que tu penses qu’en réduisant le Code du travail, on va être deprotéger les employés? Non.

Je pense que la complexité du droit du travail français, c’est pas. C’est pas ça qui. C’est pour ça que je parlais de d’inutile est absurde. C’est pas ça qui protège les employés. On pourrait avoir exactement le même impact, le même niveau de protection pour les employés, avec quelque chose qui soit dix fois moins complexe. On donnant un exemple, par exemple la caisse de congés payés du BTP, qui ne reprend pas les mêmes modalités que les personnes qui ne sont pas dans le BTP.

C’est quelque chose qui ne sert à rien. Et il y aura toujours des gens pour dire que c’est différent, que ça sert à quelque chose. C’est pareil le régime agricole avec la CPM. Vous avez vu ce qui s’est passé sur l’impôt à la source? En fait, il y avait pas mal de gens qui disaient que ça allait être une catastrophe, qu’il fallait surtout pas le faire, que ça allait changer beaucoup de choses. Tout un tas de problèmes pour les entreprises et les employés.

En fait, il y avait plus. Il n’y avait que trois pays dans le monde qui n’avaient pas l’impôt à la source. La transition, quand on avait un système de paie adaptable comme Payfit, s’est fait extrêmement bien. Et là, aujourd’hui, on se dit mais comment on a pu faire ça aussi tardivement? En fait, il aurait fallu le faire il y a 40 ans et ça aurait été beaucoup plus simple pour les entreprises, les employés et l’administration, beaucoup plus efficaces, leurs employés aux ressources?

Beaucoup mieux que ça. Et on est très content. Et pourtant, la réforme a failli ne pas passer parce qu’on se disait qu’il y avait un risque au changement. Moi, je suis absolument convaincu, sans faire n’importe quoi, que ce droit du travail français, ces conventions collectives. On peut diviser par 10 la complexité et avoir les mêmes impacts. Garder 99 des impacts pour tout le monde, c’est une évidence, mais c’est un travail inimaginable. Il faudrait à la limite faire comme on l’a fait avec la construction du dialogue et de pschitt.

Repartir de zéro Belle-Isle-en-Terre.

Ça me rappelle un peu ce que j’ai reçu sur le téléphone il y a une dizaine de jours. Il disait que en 2019, je n’ai pas entendu parler. Je crois que c’est cette retraitée sur 10 ont eu un problème de calcul de montant de leur retraite. On peut considérer que la retraite, c’est plus ou moins de la paye. Voilà, il y a eu une erreur sur 70% des bulletins.

Je sais pas comment s’appelle des allocations la retraite. Ce n’est pas normal. C’est à la fois normal et pas étonnant vu les règles, puisque ce n’est pas les allocations retraite. C’est assez complexe. Il faut vraiment se lever de bonne heure et passer du temps pour comprendre comment ça fonctionne. Mais il y a la même chose partout pour les profs et même tous les fonctionnaires qui sont payés.

C’est la cata Louvois. Avec l’armée cousin qui pilote d’hélico. C’est une catastrophe. Tous les mois, il y a des problèmes et l’Etat a investi il y a 15 ans déjà, des dizaines de millions pour rien, pour rien.

Je ne sais pas si c’est la preuve que c’est un chantier qui est colossal. Et plutôt que de dépenser des dizaines de millions pour créer un système qui va permettre de gérer la complexité des soldes des militaires. Peut être qu’il faudrait se poser la question de revoir les règles, d’aller à la source du problème et de revoir les règles qui font que c’est si complexe à mettre en oeuvre techniquement.

Vous pourriez sortir 30 millions de bulletins de paie. On pourrait sortir pas demain, mais dans les années à venir. Il faut des serveurs complètement. Il faut gérer les complexités. On gère pas. Mais c’est quelque chose qui serait serait possible. Et j’espère d’ailleurs que ça se trouve à l’avenir. Le djette langue, lui, évolue sans problème. Il se base sur quoi? Ils évolue tous les jours. Il se base sur quoi, à la base? C’est quoi comme comme language qui est juste derrière?

C’est du jamais script kiddies JavaScript. Est ce qu’on peut dire qu’aujourd’hui, le paramètre temps, on en a parlé? Vous êtes sur la trajectoire, vous êtes vous vous volez sur la trajectoire. Ça se passe comme prévu, ça se passe comme prévu. On est sur la trajectoire qu’on s’est fixé. On voulait juste accélérer les cartes, accélérer et rester sur cette belle trajectoire qu’on a depuis le départ et qui va nous emmener très loin.

Je voulais qu’on parle de management. Avec la crise du Kovy, vous avez choisi de libérer le travail. On peut travailler chez soi chez vous, donc prendre des vacances. Quand on veut ce work from anywhere, on a parlé tout à l’heure. Pourquoi ce choix?

Oui, c’est un choix très fort qu’on a fait en juillet dernier en se disant qu’on avait envie de laisser la possibilité aux Payfit de s’autodéterminer. C’est dire qu’il y en a qui souhaitent aller au bureau tous les jours, tout le temps. Ils ont besoin de ça. Il y en a d’autres qui veulent venir de temps en temps. Il y en a qui veulent habiter à Paris, près de là. On a nos bureaux. Il y en a d’autres qui veulent vivre en province ou à l’étranger, qui ont des enfants qui n’ont pas d’enfant.

Y en a qui préfèrent travailler. D’autres, tard le soir, tant que les gens travaillent, ont de super résultats et respectent nos valeurs, s’inscrivent vraiment dans la culture de l’entreprise. Nous, ça nous convient. C’est ça qui est le plus important. Le fait d’avoir quelqu’un qui est l’apprêt présent physiquement au bureau, ce n’est pas ça qui a de l’importance. Donc, c’est pour ça qu’on a vraiment voulu créer à travers ce beau Formigny noir. La possibilité pour chaque employé chez Payfit de s’auto déterminer sur ce sujet, de se responsabiliser et d’avoir plus de liberté dans sa manière de travailler.

Ça ne veut pas dire qu’on arrête d’avoir un bureau. Le bureau est aussi important qu’avant. Ça, c’est extrêmement important à comprendre. Ça veut juste dire que le bureau est un lieu pour créer du lien social, pour se retrouver et c’est un lieu pour travailler comme comme les autres. Alors, cette idée, vous l’aviez appris, le Covidien? On y avait déjà un petit peu pensé avant le Kovy, mais le coaching a été une accélération formidable pour ça, c’est clair.

Comment vous l’avez traversé, cette crise? C’était moins de clients. Forcément, les entrepreneurs, les RH avaient d’autres sujets en tête. Changer de système de paye pendant le confinement. Une petite, un ralentissement.

S’il n’y a pas de pays, il n’y a pas de y’a pas de rentrez chez vous. Après, il y avait des bulletins de paie. Malgré tout, pendant le budget, très compliqué à gérer parce qu’il a fallu s’adapter pour perdre, pour mieux servir nos clients. Chômage partiel, le report des cotisations. On beaucoup, beaucoup de travail et toutes les personnes qui travaillent dans la paye savent combien cette période a été difficile et combien on a dû travailler dur pour être au service de nos clients.

Donc ça a été bon. Ça a été une période difficile où chaque Payfit a été très courageux. Mais bon, on n’est pas encore sorti de cette crise. Mais je suis, je suis. Je suis fier de ce qu’on a fait jusqu’à présent.

On a dit que la France, dans les autres pays européens tout au moins, n’a pas brillé par sa productivité. Autrement dit, sans stigmatiser. Autrement dit, alors tu parlais de tu parlais de tant que la personne fait son travail, tant qu’elle a ses résultats en matière de sells. Effectivement, il y a des reporting style, mais tu prends le cas d’un codeur, par exemple un codeur. Il peut y trouver. Il peut débloquer la situation en temps, en temps.

Moi, je le vois chez nous. Moi même, quand je code, tu peux avoir un problème sur ces deux caractères sur une ligne, mais tu n’arrives pas à trouver qui peut prendre 3 jours. Comment? Comment vous contrôler ça? Est ce que les gens jouent le jeu?

Est ce le temps passé? C’est pas. C’est pas ça qui compte vraiment. Ce qui compte vraiment, c’est l’impact que tu a quand tu Cantu, quand tu fais les choses déjà. Ça, c’est le premier premier élément de après. Avec cette politique, tu accorde beaucoup d’importance aux managers qui, eux, sont chargés de faire en sorte que chaque Payfit et les meilleurs résultats possibles, mais qui comprennent aussi les aléas de la vie quotidienne. Tout ce qui peut se passer.

Les évènements, la vie familiale, etc. Ce n’est pas un système de robots avec des résultats qui sont calculés bêtement et méchamment sous forme d’Excel, notamment pour des codeurs, des développeurs. Donc ça, c’est aussi quelque chose qui est très important. Dans le Forum Anywhere, on revient sur cette notion de management. On accorde beaucoup d’importance au manager qui doit faire en sorte que son Payfit s’épanouissent le plus possible et les résultats les meilleurs possibles. Et si ce n’est pas le cas.

En fait, trouver les meilleurs moyens pour accompagner ce compétiteur dans son accomplissement. Et ça, c’est valable pour n’importe quel type de métier. Il n’y a pas que les seyyed qui ont des résultats chiffrés dont on peut savoir s’ils sont bons ou non sur chaque métier. En fait, on est capable de savoir si quelqu’un est bon, moyen, pas bon, si, si, on bosse avec envie, sans envie.

Face à des choses qui sont pour moi universelles, vous avez emitting réunion. On a des meetings, des réunions qui sont à distance. En physique, ça dépend des managers et des managers. On accorde beaucoup d’importance aux chansons, qu’on est assez extrême sur ce sujet. On considère qu’en fait, un pays visiteur va pouvoir s’accomplir dans son travail, va pouvoir être épanoui grâce à son manager. Si le manager n’est pas bon, ne prend pas soin de son Payfit.

Pour moi, il manquera forcément quelque chose au Payfit heure pour s’accomplir pleinement. Et c’est d’ailleurs. Ce sera d’ailleurs sans doute la première raison de son départ si jamais ce pays Feaster par le management, c’est l’autorité pour dans le cadre, c’est pas le contrôle, quoi?

Non, je ne dirais pas que c’est le contrôle.

Le manager, c’est plutôt l’image que vous voulez. Tout savoir, les Startup, c’est d’être cool, quoi. C’est d’être cool que les gens s’épanouissent. Ouais, mais c’est pas forcément être cool. C’est pas forcément ce qu’on recherche. C’est un peu un peu réducteur. Ce qu’on recherche, c’est vraiment faire en sorte que chaque Payfit, en fait, s’accomplissent au maximum. Parfois, il y a des trucs pas cool pour que chaque Payfit s’accomplissent avec les Payfit à côté s’accomplisse.

Il y a des trucs pas cool parfois, et notre objectif, c’est que chaque Payfit le maximum d’impact aussi sur le monde. Donc après, on dessine dans la boite un cadre. Il y a certaines règles qui sont plutôt flexibles. Il y a des valeurs, il y a des missions, il y a des objectifs. Il y a des managers. Et après, le système est plutôt flexible. On est très loin du système managérial d’antan où le manager est vu comme le chef, l’autorité qui impose des choses.

Ce n’est pas du tout cette vision du manager. Pour moi, le manager, c’est un coach, un coach, un mentor, mais. Mais c’est une figure qui est extrêmement importante. Si je prends un Payfit au hasard et que je me demande quel va être ce premier vecteur d’accomplissement. Ce n’est pas son, c’est pas son job, pas ses horaires, ce n’est pas son salaire, c’est pas les parts qu’il aura dans la boîte. Ce, c’est pas son impact sur la société.

C’est en premier lieu sa relation avec son manager. On peut l’appeler comme on veut. Un mentor, un coach. Mais en tout cas, c’est ça. Le plus important, c’est son référent exacto. La transparence de tout le monde, c’est fait. Vous avez une transparence de la rémunération sur tout ça ou pas? On est en train de travailler sur ce sujet pour créer compensaient Chaîne Policies. Chaque personne en fait. Quel est le chemin de carrière?

Une grille, des salaires. On est dans les boîtes traditionnelles. Après, il n’y a pas de transparence poussée à l’extrême. C’est interdit en France, de toute façon, qui viserait à donner à chacun le salaire des autres visiteurs. Ça, c’est clair. En tout cas, pour la transparence sur ce sujet, c’est savoir comment sa propre rémunération peut évoluer lors de sa carrière chez Payfit. C’est ça, la transparence en termes de congés. Comment ça se passe?

C’est illimité ou pas? Non. Les congés illimités, je ne suis pas favorable à ça. Je pense que c’est un faux cadeau qui est fait. Il y a pas mal de dispositifs qui existent. Il y a les congés payés RTT. On accepte les sabbatiques people. Il n’y a pas de sujet. Je pense que les congés illimités, ça peut amener un piège. Mais en revanche, on est super flexible sur la manière de prendre ses congés, qu’on ne nomme pas comme dans certaines boîtes aux heures, de faire leurs demandes de congés quatre mois avant, par exemple.

Ouais, mais quand tu vas te situé à une réforme, par exemple, la reforme de l’impôt à la source à un moment, alors même si tu me dis ce n’est pas hyper compliqué, il imagine quelque chose de hyper compliqué qui va arriver sur les fiches de paye. Tu vas prévenir quand même par une circulaire. Quoi dire? Attendez les gars, là, on pourra pas prendre. On va s’organiser. C’est comme si, quand Apple sort son iPhone, on va s’organiser complètement.

Mais Sougères n’arrive toujours à trouver des solutions en mode propre organisation ànous pas forcément calquée sur le droit du travail. Si tu devais résumer le manège, même chez Payfit l’accomplissement de soi, le dépassement de soi, la confiance, l’auto détermination, l’échange, l’écoute. C’est presque l’amour, l’empathie, c’est vraiment pas ce qui définit le manège, même si tu aurais déjà une offre d’emploi, tu pourrais dire voilà pour travailler chez Payfit, il faut ça pour être manager chez Payfit.

Pour être collaborateur, il faut avoir la flexibilité de l’ambition, partager nos valeurs qui sont extrêmement importantes. Ces valeurs d’excellence, d’humilité, de bienveillance, de passion sont des choses qui sont très, très importantes. Ces communes, elles sont, elles sont naturelles, mais elles sont assez communes, beaucoup Startup. Mais je ne sais pas si toutes les Startup ont la bienveillance comme valeur cardinale. Et si toutes les Startup qui ont cette valeur l’appliquent vraiment réellement dans tout ce qu’elles font.

L’humilité, c’en est une autre. Et puis après? De toutes façons, chacun fait dit souvent aux candidats que je rencontre dans les process de recrutement, il n’y a pas et recrute beaucoup. Je recrute beaucoup, mais je pense qu’il y a une grande.

On a pas parlé tout à l’heure, mais le fait de recruter, c’est vraiment un aspect important aussi pour des dirigeants, surtout quand la boite est en forte croissance et on passe un temps à recruter. Donc, je suis dans beaucoup d’entretiens, de process, de recrutement et je dis souvent d’ailleurs que il n’y a pas une boite qui est meilleure qu’une autre avec des valeurs qui sont meilleures qu’une autre. C’est une mission ou un impact meilleur qu’une autre. C’est pas une bonne façon de voir les choses.

Soit on envoie des boites qui disent on est meilleurs et plus ça l’est, moins c’est. Je dis juste on est comme on est en fait. Vous vous arrivez et peut être qu’il y aura un match et qu’on est la boîte qu’il vous faut. Ou peut être pas du tout. En fait, il n’y a pas de jugement de valeur derrière ça.

C’est juste ce qu’on va faire, une partie de notre vie ensemble. Ce que je vais apporter, est ce que tu vas m’apporter et ce qu’on a envie de faire, ce bout de l’aventure ensemble? Il n’y a pas de jugement de valeur, donc voilà. On a notre vision, nos missions, nos valeurs. On est guidé par nos Northstar et on a des personnes qui sont là, dans l’aventure, dans la rémunération. Vous êtes l’intéressement. Beaucoup de Payfit.

On parle beaucoup de Payfit départ, puisqu’en fait, on en a donné de manière systématique à tous les premiers pisteurs qui nous ont rejoints. Et là, on continue aussi d’en donner à certains. Certains Payfit avant de passer aux questions.

Perso, j’ai lu que tu avais déclaré une année chez Payfit ces trois années. Pourquoi tout va tellement vite chez Payfit? Ce n’est pas moi qui le dis. Mais de toute façon, je n’ai pas connu d’autres boites avant, donc je serais incapable d’avoir créé ça.

Mais tout va tellement vite. En fait, tout change énormément. On recrute beaucoup de gens. Les décisions sont prises rapidement. Si vous passez une année chez nous, vous giger tellement de tellement de choses que c’est comme si c’est comme si ça équivalait à trois années dans une autre boîte.

Moi, j’ai des gens qui me disent qui nous ont rejoints il y a deux ans. On a l’impression d’avoir toujours été là, d’avoir été là depuis dix ans alors qu’ils ont eu une carrière avant, etc. On apprend tellement de choses, on crée tellement de lien social dans la boîte. On a tellement d’impact que tout est accéléré, ce qui est ce qui est positif et négatif. Attention, il y a des inconvénients à ça et c’est très, très, très prenant.

Il faut avoir les reins solides en fonction des positions pour supporter ça. Mais c’est aussi quelque chose qui est très, très excitant. Je reviens sur ce que tu viens de dire. J’ai pas bossé ailleurs. Le fait d’avoir bossé ailleurs, ça aurait pu te donner une expérience qui a manqué.

Peut être difficile de savoir. Je la prends, je la prends. D’autres personnes ont fait cette expérience. Des personnes qui sont extérieures à la boîte et qui m’aident, qui aident la boîte. On l’apprend aussi de toutes les personnes qui nous rejoignent, qui ont pour la plupart connu d’autres expériences auparavant. Ça a un côté aussi pas assez positif de ne pas être biaisé. De fait, de faire les choses comme on aimerait qu’elles soient et de pas se mettre un billet de départ parce qu’on a toujours fait comme ça avant, parce que de toute façon, dans 99 des boites, c’est comme ça que c’est fait.

Du coup, on part du principe qu’on va bâtir à partir de cette idée. C’est comme ça qu’on a monté Payfit. D’ailleurs, c’est parce qu’on n’y connaissait rien à la paye. Toutes les personnes qu’on essaie de révolutionner la paie pour les petites boites et qui étaient déjà dans le métier. D’ailleurs, la plupart des gens étaient déjà dans le métier. Si l’on était assez folle pour se lancer et partent pour moi, un mauvais choix. Crépin, en langage de programmation, commence directement à créer une plateforme qui va être ensuite très complexe parce que ce sont des experts.

Nous, on a réussi justement parce qu’on n’y connaissait rien. On connaissait un appel et du coup, on a réussi à simplifier la paie pour nos clients. Du coup, la construction de la boîte construction d’une culture en est 500. On sera des milliers, mais on Guilin et Flour, on on sait qu’on n’a pas toutes les réponses. Tous les sujets. Il y a des sujets sur lesquels on est meilleur que d’autres, mais on progresse petit à petit.

On prend des avis de l’extérieur, on fait venir l’extérieur à l’intérieur via des recrues qui nous nous apportent. Petit à petit, on crée quelque chose qui est de mieux en mieux. Je ne vais pas, je ne vais pas m’inventer une expérience professionnelle.

Sinon, c’est quand tu recrute de 300 à deux écoles où je prends quelqu’un qui a l’expérience, qui me permettent de pas refaire derrière et qu’on va aller directement à l’essentiel. D’un autre côté, s’il a des mauvaises habitudes, il les conservera et c’est un problème. Tu ne pourras pas façonner à l’image de la boîte, en bien ou en moins bien. Mais ces deux écoles, tout à fait d’accord.

Et c’est pour ça que les personnes plus de personnes d’expérience et a connu deux choses avant d’arriver chez Payfit et plus. Pour moi, elle doit être ouverte d’esprit, humble et conscient que tant va la cruche à l’eau qu’elle se casse. Les mêmes méthodes ne fonctionnent pas partout. Pareil, il faut, il faut. Il faut s’adapter à son nouveau contexte. Donc, quelqu’un de très expérimenté, qui n’est pas humble et pas flexible par rapport à ça, ça peut être une catastrophe.

Des gens comme Seyyed ou Cegid pourraient venir sur votre terrain de l’ultra simplification?

Oui, ils essayent, mais ce n’est pas nouveau. On se concentre plutôt sur ce qu’on a, sur ce qu’on a à faire plutôt que les acteurs historiques qui existent depuis des décennies en terme de marketing.

Pour passer de 0 à 100 mille bulletins de paye, quelle était la roadmap adoptée et le bouche à oreille? Qu’est ce qui a été le premier vecteur de la croissance?

Croissance? Le bouche à oreille a toujours été très important. Les clients super heureux qui en importent, d’autres qui en amènent d’autres, ça, c’est clair. C’est vraiment super, super important. Et après, il y a différentes techniques d’acquisition de clients. On va, on va vers eux. Il y a des salons, on passe. On travaille avec des experts comptables qui sont nos partenaires parce qu’ils n’ont pas envie de faire la paix. Des regroupements d’entreprises, des incubateurs.

La BPI y a pas mal de questions. J’imagine que j’imagine que la DWORD, ce n’est pas le premier vecteur. C’est compliqué. C’est un petit vecteur directeur. Le langage langue qui est open source n’est pas encore. Ça pourrait l’être peut être. Moi, perso, question perso est ce que tu te rends compte que tu n’as que 28 ans? Le chemin parcouru en fait monter un super truc et d’un autre coté, tu n’as que 28 ans, c’est même toi dans ta trajectoire.

C’est allé extrêmement vite.

C’est vrai que mes défauts, c’est que je suis toujours tourné vers le futur. J’ai du mal à profiter du moment présent, l’instant présent et à me retourner voir le chemin accompli. C’est bien, ça donne une occasion de le faire, non? Je suis très content, très fier de tout ce qu’on a accompli depuis le début. Mais puisque je dis souvent et de sommelier de Beginning, il y a encore beaucoup, beaucoup de belles choses à faire et qu’on est pas sur une super trajectoire.

Le fait d’avoir 28 ans et Flohic fluidifiant, c’est la même chose. Ça nous permet d’envisager sereinement la suite, d’avoir des ambitions très élevées sur le long terme, alors que dans 12 ans, j’aurai 40 ans. On a, on est à la fois très pressé et en même temps, on a le temps. Et c’est cette passion qui fait que on a l’impression, en tout cas, de pouvoir renverser n’importe quelle situation qu’à chaque problème, il y aura toujours des solutions.

Et ça, c’est pas très agréable.

Tu prends le temps de vivre où tu bosses quand même, Alan. Je suis équilibré, j’ai une vie de famille, je fais beaucoup de sport, je vois mes amis, je bosse beaucoup. C’est du foot foot, du vélo, du tennis. Tu peux prendre une après midi dans la semaine ou tout ça dépend. Si je sens que j’ai besoin, je le fais. Si j’ai envie de bosser, je bosse, je me m’écoute et je me équilibrent naturellement en fonction de fonction des saisons, en fonction des semaines, du rythme de ce que j’ai en tête.

Et ça marche, ça marche, ça marche plutôt bien. Je me dis pas cette année eSport. L’année suivante, ce sera boulot. Peut moi, j’ai besoin d’avoir pas mal de pas mal de choses qui me donne mon équilibre en équipe, qui change de semaine en semaine. Et c’est comme ça que je que je m’explique. Je pourrais pas faire un choix entre ma vie perso, mes amis, le sport et le travail. J’ai besoin d’avoir un équilibre un peu partout et le soir, quand tu rentres, tu déconnecte ou le week end, j’essayerai.

Parfois, je n’y arrive pas. J’ai besoin de rester connecté, mais parfois, je me force en vacances. Cet été, par exemple, j’ai coupé. J’ai tout coupé pendant trois semaines, je me suis même les mails, tout, tout, tout, tout ça m’a fait beaucoup de bien. Ça faisait longtemps que je n’avais pas pris de vacances et c’est hyper important pour se régénérer et partir plus fort quand on revient. Et c’est un signe aussi quand on part trois semaines en coupant tout en étant disponible uniquement pour les urgences et qu’on revient et que la boite existe encore.

C’est bon signe. Ça veut dire que les fondations sont solides, mais ça fait des années que je dis. Je recrute des gens, on bâtit la boite pour pouvoir ne plus être là et partir en vacances, ce qui a toujours besoin d’être là quand on veut toujours passer au niveau d’après et accomplir énormément de choses. Mais d’avoir cette philosophie, c’est sain. Ça permet aussi de recruter des gens qui sont complémentaires et qui sont meilleurs que soi sur les verticales dans lesquelles on les recrute.

Ça permet, ça permet. Effectivement, ça permet. C’est agréable de retrouver de vacances et de dire qu’il n’a pas eu le feu dans la boite ou qu’il est encore là. Il faut aussi accepter. D’abord, il faut accepter de déléguer, mais il faut accepter que la personne qui l’a fait pour toi, elle n’a pas fait exactement comme toi. Tu l’aurais fait mieux ou moins bien. Mais même si elle l’a fait en moins bien, il faut l’accepter complètement.

Tu es une organisation dans la semaine. Millimétrées ou ou dans la journée?

J’ai quelques rituels. Ça peut être du sport famille. Certains éléments de travail qui reviennent toutes les semaines. Mais sinon, je m’organise. Je m’organise semaine après semaine parce que les priorités évoluent tellement vite que c’est mieux. C’est mieux comme ça. Je bouk pas des rendez vous, je ne prévoit pas des rendez vous trois mois à l’avance.

Qu’est ce qui t’énerve au boulot? Je pense que ce qui m’énerve le plus, c’est les gens qui n’aiment pas ce qu’ils font, les gens qui ne sont pas passionnés par ce qu’ils font. Si, en fait, il y a trop d’opportunités pour faire des choses dans lesquelles on n’est pas épanoui, on se force pour lesquelles on n’est pas passionné. Je trouve ça vraiment dommage. Moi, mon rêve, c’est que chacun puisse trouver de la passion dans ce qu’il fait au quotidien et dans le travail.

Je pense que c’est important. Si je vois quelqu’un chez nous, par exemple, qui n’a plus la passion de ce qui fait pas, je vais tout faire pour qu’il change de job ou de boite pour sortir de cette situation et plus les plus passionnés. Parce que je trouve ça, je trouve ça très, très triste. On a pas parlé, on a abordé le travail, mais bon, je vais le voir bientôt avec Talen Soft. Justement, sur ça, on est toute une rubrique en France.

On voit quand même ne serait ce que l’élégie les jaunes. Je ne prends pas du tout partie. Il y a évidemment, mais il y a un certain mal être souvent dans le travail et les gens, alors ça dépend d’où tu travailles. Mais hier, j’étais dans un bus, dans un taxi et il me disait Vous habitez Marseille, moi, j’habite Marseille à Paris, on a du boulot. Si on est pas content, on traverse la rue, on a un boulot à Marseille, c’est plus compliqué et j’imagine que c’est bien plus compliqué en Auvergne ou en Ardèche.

Mais il y a plein de gens qui se retournent à. Cinq ans et qui n’ont pas aimé leur vie, quoi. Et malheureusement, tu bosses, tu bosses 7 ou 8 heures par jour pendant 5 jours, pendant 40 ans. C’est frappant, mais c’est comme ça. Oui, je pense que pape accueillir avec trop de fatalité. Je pense que dans la formation, l’éducation, la manière dont nos entreprises fonctionnent. Il faut prendre un petit peu plus cette dimension passion en considération.

Pas juste la dimension financière géographique des pères, par exemple, qui est une boîte de BTP en Mayenne, qui cherche des apprentis, cherche des tailleurs de pierre, des personnes qui sont des artistes, en fait, et qu’il est prêt à accueillir à 14 ans pour les former et développer cette fibre là. Mais il y a des choses dans la manière dont on a construit l’école, qui sont un peu absurdes, qui bloquent, qui bloquent, qui bloquent le système et qui permettent pas à chacun d’avoir un minimum de passion dans ce qu’ils font.

Après, je sais que c’est un sujet très, très complexe, mais en tout cas, moi, c’est la chose pour laquelle j’aurais plus envie de me battre. Qu’est ce que tu as raté? Je fais des milliards de petites erreurs. J’ai pas. Ces dernières années, un grand échec qui me vient en tête s’est plaint de plein de petites erreurs.

Plein de choses qu’on aurait pu mieux faire. Des recrutements qu’on n’aurait pas dû faire. Des personnes avec qui ça se passait pas bien et où j’ai été trop optimiste. Et je me suis dit ça se passera mieux dans un mois, dans 3 mois. On recule. Des décisions qu’on a trop tardé à prendre. Des lancements de pays qu’on a fait trop vite ou pas de la bonne manière. C’est plein de choses comme ça. En fait, c’est pas un gros truc que je n’ai pas.

Un gros truc à partie avec les je suis parti avec les meilleurs confondateur, qu’ils soient pour moi, avec les bons investisseurs, pour nous. Il n’y a pas de y’a pas de gros sujet auquel je pense.

Tu peux donner 2 3 étapes de ta vie qui t’ont marqué professionnel depuis la création de Pschitt dans ta vie par les différentes phases de Payfit. Pendant un peu plus d’un an et une phase à première levée de fonds, par exemple, ou ça n’a pas changé grand chose. La première levée de fonds, c’est plus des phases. La première phase début 2015 et jusqu’à mi 2016, c’est la phase Cavern Garage à partes. On est très peu. On parle très peu à l’extérieur.

On est concentré sur notre truc. On avance à chaque heure est compté. On ne part pas en vacances. Exécution pure. On sait ce que l’on a fait. Vous savez que potentiellement, vous avez un carton.

Mais il faut, il faut, il faut, il faut convertir. Et pour ça, il n’y a que le travail acharné qui me permettra d’y arriver. C’est rarement la première phase. Ensuite, il y a une deuxième phase qui commence mi 2016 avec les premiers clients, au moment où on en a 100 150. Là, on se dit OK, c’est la lumière. L’ouverture a commencé à être un peu plus connue et a attiré du monde.

Et puis le sas, c’est sympa, c’est sympa, mais ça, c’est fréquent et c’est récurrent. Les gens comprennent de mieux en mieux. Donc là, c’est une autre, une autre, une autre phase. Et puis ensuite, je dirais que depuis, depuis, depuis quelques mois, on regarde l’avenir avec encore plus de confiance, encore plus d’optimisme. Mais Shira, un optimisme réaliste dans la durée et où je n’ai jamais été aussi confiant sur le futur et sur l’ambition qu’on a pour Payfit.

Parce que maintenant, on est plus dans une phase où l’on vient de découvrir la lumière. En fait, on sait que nos fondamentaux sont solides. On sait que notre culture est ultra solide, qu’on peut accueillir des gens. On a super, des clients qui nous adorent super produits et en même temps, tellement de choses encore à faire sur notre produit. Sur l’ouverture des pays. Pour les Payfit. Pour nos clients. Sinotte Une autre phase qui va durer peut être plusieurs années et qui va qui va être très intéressante.

Le risque avec cette phase, c’est que vu qu’on voit déjà pas mal de choses à faire, on aurait envie d’appuyer sur la touche accélérateur dans un jeu vidéo. Tu fais fois 4 fois 8 parce que t’as envie de déjà faire attention à ça, parce qu’il faut pas rater. Tu peux rater. Il ne faut pas brûler les étapes.

Quel est le bouquin qui est sur ta table de chevet? Tu me conseille un bouquin que j’ai beaucoup aimé. First Break Old Rules, c’est un bouquin qui permet de qui? Je ne sais plus si c’est un bouquin qui permet vraiment de comprendre la vision de rêve qu’on a envie d’avoir chez Payfit pour nos managers. Et des concepts de Fires with Love de la relation est en anglais et en anglais. C’est un bouquin que c’est un bouquin que j’aime beaucoup. Films ou séries ou les deux?

Les deux. Les deux dernières séries. J’ai beaucoup aimé Le bureau des légendes, aimé. Et dans un film, je suis très classique dans mes coups et films comme Les visiteurs, qui vous fait un peu peur? J’adore les deux premiers. Le troisième, les deux premiers.

Surtout Payfit, qui pourrait être le prochain invité de mon pote. Qu’est ce que tu pourrais me présenter?

J’aime beaucoup Thibault Londers, Thibault, Elzéar, qui a créé Fotolia. Oui, tu connais bien. Oui, ça a été un des premiers à investir chez nous ou à nous faire confiance. Et c’est quelqu’un que j’aime beaucoup et qui a créé énormément de boîtes qui, toutes, changent un petit peu la vie. Tu pourrais faire une intro boîte avec plusieurs morts? Quelle serait la phrase ou la citation qui pourrait résumer ton parcours à vaincre sans péril? On triomphe sans gloire.

J’aime bien cette citation du Cid, il me semble de Corneille, qui nous pousse à être à être ambitieux, même si il y a plus de risque de l’échec qui est au bout. C’est que c’est comme ça qu’on peut trouver la scène. J’ai lu, je l’ai lu quelque part, que tu pouvais me reprocher d’être trop optimiste. Ce qui signifie que pour pouvoir ce que tu es en train de me dire ta citation, ce qui signifie que tu aides de temps en temps, besoin de te mettre en danger pour avancer et de me poser sur les choses et d’avoir un regard plus objectif de me dire OK, mais qu’est ce qui pourrait mal tourner?

Est ce que les choses sont si roses que je les vois là aujourd’hui? Il n’y a pas des problèmes que je n’ai pas identifiés. Des signaux faibles ne sont pas encore des problèmes, mais qui vont le devenir si je ne les repère pas assez tôt. C’est ça. Ça, c’est un des éléments sur lequel j’essaie de m’améliorer effectivement. En même temps, le principe même d’un bon chef d’entreprise est d’anticiper et de voir les coups avant qu’il arrive complètement.

Alors, j’ai posé la dernière question des podcasts. Ca s’appelle La Combinaison parce que cherche à comprendre la combinaison d’éléments qui a amené la personne que j’ai en face de moi, là où aller. Alors donc Firmin Zocchetto La Combinaison pour devenir Firmin Zocchetto du travail, du talent. Alors je vais tendirent plusieurs, mais tu pourrais m’en dire d’autres. Du travail, du talent, des opportunités saisies, de la chance, de la résilience, de la persévérance, de la curiosité, par exemple, pour un autre ingrédient auquel je n’aurais pas pensé.

Ou le tout?

J’imagine que c’est un peu. C’est un peu un peu de tout faire, un peu de tout. Je pense que le travail Vincent, un peu de folie, c’est en résilience. Sans travail, il n’y a rien qui n’y a rien qui est possible. Et après, je pense aussi que on est tous uniques. Faut pas chercher à imiter ou être quelqu’un qu’on n’est pas et qu’il faut jouer avec ses atouts, ses qualités. En premier lieu, et se concentrer vraiment là dessus.

Et puis faire les choses toujours avec beaucoup de passion et d’envie. Firmin, je te remercie. Écocité Super. J’ai beaucoup aimé ta ta vision à maturité. J’ai passé un super moment.

Merci beaucoup. Merci beaucoup. Frédéric à bientôt.

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