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Dans ce nouvel épisode, j’ai l’immense plaisir de recevoir Brigitte Gothière la cofondatrice de L214, En 1993, avec Sébastien Arscac, son mari, ils ont cofondés l’association L214 afin d’œuvrer pour une pleine reconnaissance de la sensibilité des animaux et l’abolition de pratiques (élevages, abattoirs…) qui leur sont nocives.

Ils se font fait connaître du grand public par leurs videos choc dans lesquelles ils dénoncent les conditions, souvent déplorables, de certains abattoirs.

Dans notre conversation de 2 heures que j’ai trouvé passionnante, Brigitte nous détaille son parcours et nous discutons plus particulièrement : 

  • de son enfance, de sa rencontre avec Sébastien, et le moment clé qui a déclenché leur envie de s’investir pleinement dans la cause animale,
  • des débuts de leur militantisme en 2003, en fondant à Stop Gavage, un collectif qui dénonce les pratiques de gavage des oies et canards,
  • des débuts de L214 en 2008,
  • des coulisses des premiers reportages chocs,
  • des actions contre les industriels et tout récemment la parodie de la pub Lidl « Allo Patron »,
  • nous faisons un tour d’horizon de la souffrance animale et abordons d’autres sujets comme le véganisme, la politique, l’avenir…,
  • nous terminons par quelques questions personnelles, comme à l’accoutumé.

Plus en détail :

Brigiette Gothière a fait des études de physiques appliquées, Sébastien son mari a un DEA de mathématiques. A priori, une carrière scientifique était la voie normale pour ce couple.

Sébastien est fils de boucher et petit-fils de saigneur (son grand père tuait les bêtes dans un abattoir). Il se souvient de la fête du cochon et des animaux qui hurlaient.

A l’époque, tous deux mangeaient de la viande, du poisson, des œufs… Ils étaient, déjà, contre la chasse et la corrida, entre autres, mais rien de plus engagé, si ce n’est une fibre pour l’écologie.

Un soir alors qu’ils sont en train de manger du lard, Sébastien feuillette une BD, le Lama Blanc d’Alejandro Jodorowsky

Dans une des cases de la BD, alors qu’il fait froid, une jeune tape à la porte d’un monastère, pour demander l’hospitalité. Dans la cour du monastère, le jeune voit passer deux moines qui portent quelque chose sur l’épaule, dissimulé par une couverture. Le vent est fort, et d’un coup emporte la couverture. Dessous, il y la carcasse d’un cochon mort. Le jeune homme se dit alors : « Que sont froid et douleur par rapport à ce qu’a vécu ce cochon ? »

Sébastien a réalisé que certaines civilisations ne mangeaient pas de viande. C’était en 1993, il a eu ce déclic. Avec Brigitte, ils ont fini la viande qui était dans leur frigo pour ne pas la jeter, et non en plus jamais mangé.

Brigitte Gothière et Sébastien Arsac ont commencé à se documenter avec les cahiers antispécistes et rejoignent la rédaction de la revue.

En 2003, ils fondent Stop Gavage, un mouvement anti-foie gras, et tourne leurs premières videos choc.

En 2008, ensembles ils créent L214 de son nom complet L214 éthique et animaux, qui est une association à but non lucratif de défense des animaux.  L214 se positionne régulièrement en tant que lanceur d’alertes en réalisant des enquêtes et diffusant des vidéos-choc, sur les conditions de vie des animaux dans les élevages, les abattoirs, mais aussi durant leur transport

Tout récemment, ils viennent de sortir une parodie de la pub « Allo Patron » de Lidl

Encore, plus récemment, ils ont tourné une nouvelle video-choc dans un élevage reproducteur de foie gras de Lichos (Pyrénées-Atlantiques),

Brigitte déclarera « Ce sont les pires images que nous avons tournées !»

L’ascension de L214 est fulgurante, aujourd’hui elle compte 75 salariés, 40 000 membres, des dizaines de milliers de sympathisants.

L’association dénonce les conditions d’abattages des animaux, les conditions d’élevage, le transport des bêtes…

En France, chaque jour 3 millions d’animaux terrestres sont tués.

Qu’on on y soit sensibles ou pas, L214 a fait changer les mentalités dans nos assiettes ou dans les politiques qui nous gouvernent. Il y a un avant et un après L214

« Le chemin est encore très long, nous n’avons fait que quelques pas de fourmis » déclare Brigitte à mon micro.

Quel avenir ? arriveront-il à faire bouger les lignes, alors que la filière animale représentent des dizaines de milliers d’emplois

Dans une autre partie, Brigitte nous parle des enquêtes, des conditions dans lesquelles, les vidéos ont été tournées.

Dans certains cas, Sébastien Arsac, s’est retrouvé en garde à vue voire condamné à des amendes. Et oui, la plupart du temps, les images n’ont pas le consentement des éleveurs et des abattoirs.

Nous apprenons qu’il y a différents types de lanceurs d’alerte, y compris certains salariés qui ne supportent plus leurs conditions de travail, les cris, le sang, l’insalubrité.

Dans une autre partie, nous parlons du véganisme, et des solutions qui s’offrent aux consommateurs pour ne plus manger de viande.

Comme à l’accoutumé nous avons terminé notre discussion par des questions personnelles.

J’aurais aimé aborder encore quelques sujets comme la chasse, la politique… mais Brigitte m’a fait l’honneur de m’offrir 2 heures de conversation passionnantes, je ne pouvais pas lui prendre plus de temps.

Bonne écoute !

Ce podcast est sponsorisé par Papeo, imprimeur de dépliants

A retrouver sur Apple Podcast, épisode 36


Note de l’épisode

Livres cités :

Documentaires cités :

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